Schtroumpf... farceur ? Grognon ?
Mon petit garçon, tout blond, tout rose, se transforme. Il devient petit schtroumpf ! Il a des bleus partout à force de se cogner. A quatre pattes, il accélère, les genoux qui frottent sur le carrelage, il prend le virage en épingle à cheveux de la chambre et, peu précis, rentre sa tête dans la porte. Il avance très sûr de lui, prend de la vitesse et un genou accrochant un revers de pantalon ou un bout de chaussette distendue, il stoppe brusquement et termine sa course le menton contre le sol. Debout contre le canapé, sur le petit tapis rond qui glisse comme une savonnette, il lâche son soutien pour taper des mains et, catastrophe, une perte d'équilibre qui lui fait faire une pirouette… au sol. Il ouvre et ferme les portes et si, par mégarde, ses jambes se retrouvent sur le chemin, tant pis, il insiste jusqu'à ce que ça passe.
Toute la question est maintenant de savoir dans quelle catégorie de la famille schtroumpf je le classe.
Le farceur, avec son petit sourire qui laisse voir toutes ses dents et son petit menton qui pointe ? Avec ses yeux rieurs qui nous font minet de rien quand on le prend sur le fait d'une bêtise ? Quand il entre aux toilettes, curieux, alors que l'on pose sur le trône ?
Ou le grognon, quand il éclate en cris (et non en pleurs) et qu'il hurle son impatience ? Quand rien ne le satisfait, même pendant le repas et qu'il enchaîne grimaces et plaintes ?

Moi, en tout cas, je suis devenue schtroumpf j'en peux plus entre ses cascades et ses cris.